ET SI LE SENEGAL ETAIT MAUDIT ? PAR PAPE PI GUEYE

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Je ne sais même pas par où commencer.

Haaaa oui voilà j’ai trouvé !

Il importe, certes, de nous dire nos défauts, mais il est fâcheux de nous affubler de fautes que nous n’essayons même pas de corriger, peut-être qu’inconsciemment nous avons hériter de ça ? et pourquoi nous ne nous efforçons point de changer.

Car, on se surprend à se demander avec tristesse :

« Est-il vrai que le Sénégal en est là ? »

« Est-ce que le Sénégal n’est pas maudit ? »

Peut-être parce qu’on a très rarement dit aux Sénégalais des vérités, qui, quoique blessantes, puissent en même temps les amener à réfléchir par rapport à leurs structures politiques et/ou sociales ?

Nous Sénégalais, malgré notre exaltation à décrier le passé colonial — ce qui prouve que nous sommes à peu près conscients de ses dégâts — ne travaillons pas assez, à mon humble avis, au redressement de notre pays. Car le ‘départ des maîtres d’hier‘ enfin pseudo départ disons, a laissé la place à des hommes qui s’érigent en nouveaux maîtres, créant autour d’eux des castes de profiteurs ; le favoritisme, l’incompétence, la partialité, l’injustice, l’arrogance envahit la politique sénégalaise caractérisée par le gaspillage du capital économique et la politique de grandeur.

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu pour mériter ça ?

Les militants des partis au pouvoir au Sénégal n’auraient pas compris, que leur rôle essentiel devrait être des éducateurs civiques, des créateurs d’enthousiasmes au travail. Il faudrait — des idéalistes, des militants dévoués et motivés, et non des carriéristes, d’abord préoccupés d’accéder aux prébendes, par le moyen des élections, dans l’ambiance de caricature de la démocratie. Le sénégal mérite mieux que ça.

Les étudiants, dont on connaît le dynamisme, l’espoir dans l’avenir et la fermeté des résolutions, au lieu de s’expliquer franchement avec des hommes politiques et contribuer aussi à l’édification du Sénégal décolonisé, se révèlent, en fin de compte, des révolutionnaires en chambre : toutes leurs actions se traduisent par des verbalismes de jeunes hommes impuissants, mais toujours en état de colère. Lorsqu’ils franchissent ce stade, c’est pour s’enrôler dans la caste des privilégiés qu’ils grossissent davantage.

En Conclusion, le Sénégal est mal parti parce qu’elle tourne en rond.

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