Gauche versus gauche :épitaphe d’une mort clinique(Aguibou Diallo repond a Ibrahima Sene

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Gauche versus gauche: épitaphe d’une mort clinique

En lisant le post du sieur Ibrahima sène brocardant son ex camarade de “gauche”, Alioune Tine, mon sang s’est glacé. Pour toute réponse aux moults interrogations que cela m’a inspiré, je n’ai trouvé rien de mieux que: la mangécratie est bien sénégalaise .

Deux militants de la lutte pour l’élargissement des libertés publiques et privées, figures de proue s’il en est, qui ont pris part ou qui furent témoins des combats qui nous valent ce que l’on appelle trivialement, les acquis démocratiques conquis de haute lutte par le peuple.

Du régime du parti dit unifié au multipartisme éclaté, jusqu’à la survenance des deux alternances électorales, sans partager les instruments de luttes, ils n’en etaient pas moins alliés.

Qu’est-il advenu, à la faveur de cette seconde alternance, pour que ces deux manitous en devinsent sourd et muet, l’un pour l’autre ?
Si bien que Sène, jadis grincheux et intraitable vis à vis du pouvoir, lui donne quitus de toutes les basses manœuvres qui font peser un lourd hypothèque sur la paix sociale et la stabilité du pays.

Plus cocasse et risible à la fois est la facilité déconcertante avec laquelle, il reprend son compte les arguments complotistes , dont il fût un temps la cible, contre Monsieur Tine. Qui disait que la gauche soixante huitard n’a jamais osé faire son aggiornamento ?

Les révoltés d’hier contre l’autorité sont les sous-fifres enchantés de l’autoritarisme. Non content de se renier doctrinalement, naguère ennemis jurés du capitalisme, ils sont devenus les ventriloques du libéralisme “humaniste”, du moins humanisant, sinon humanitaire dont le capitalisme post moderne se prévaut pompeusement.

Édouard Saïd dit quelque part dans son essai orientalisme et imperialisme, qu’être aliéné, ce n’est rien de moins que de se définir avec les mots des autres.

La dégénérescence dont témoigne notre vieille caste de politiciens, à la lumière de la dyarchie qui trône à la tête de notre politique et intellectuelle, les asilés et les exilés du pouvoir, en appelle à une idiosyncrasie collective, ou ndeup national, sauf à se laisser convaincre par Jacques Lacan, selon qui, la psychanalyse est un remède contre l’ignorance et elle est sans effet contre la connerie.

Et quand ce sont des sachants, au sens académique, qui débitent des conneries, faudra pas payer cher, quand on sait que la caste a bien de la ressources auprès de la jeune garde. Aussi bien dans la majorité que dans l’opposition et à tous les échelons de la société.

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